Assises nationales Plantes Exotiques Envahissantes du 31 janvier 2022

Le développement des plantes invasives est devenu un fléau national. Des expérimentations et des traitements de toutes sortes, du fauchage à l’élimination sont menés tous azimuts sans cohérence et engloutissent des financements importants de différentes origines. Il a paru urgent qu’un pilotage national soit mis en place pour une cause nationale avant que le trafic, qu’il soit professionnel ou de loisirs, soit impossible. Ceci sous pilotage de VNF et de l’OFB.

Ce que j’ai personnellement retenu de ces assises :

D’abord, le phénomène n’est pas nouveau, il a toujours existé. C’est le trafic qui évitait la prolifération. C’est le déclin du trafic, plus ou moins important selon les endroits qui a fait apparaitre le problème, largement amplifié par le confinement de mars 2020 qui a contribué à un développement exceptionnel sur le réseau par manque de trafic. La lutte représente un budget de 3 millions par an et il faut prévoir de le multiplier par 2 chaque année, uniquement pour VNF auxquels il faut ajouter des dépenses de plusieurs millions des acteurs autonomes, (la bretagne, le département de la Somme, et d’autres)

C’est un problème actuellement sans solution. Mais une prise de conscience, justifie de fédérer les forces à un niveau national, sous pilotage de VNF et de l’OFB. Beaucoup d’expérimentations ont été menées, sont menées et seront menées. En voici quelques-unes pêle-mêle.

* Voute arborée pour limiter la photosynthèse.
* Coloration de l’eau pour l’obscurcir et limiter la photosynthèse.
* Faucardage hivernaux pour combattre les effets du bouturage.
* Trafic artificiel en début de saison et renouveler plusieurs fois.
* L’arrachage, le moissonnage, le draguage, …
* Rideau à bulles pour l’oxygénation.

* Evolution du matériel de traitement et de faucardage.
* Traitement chimique « vert ».
* Méthanisation pour la destruction des déchets récoltés.

Plus concrètement, des actions sont mises en place :

* Un système de surveillance et détection sur l’ensemble du réseau avec l’aide de tous les acteurs de la voie d’eau.
* Lancement de plusieurs programmes de recherche, allant jusqu’à l’étude de l’ADN pour opposer         un prédateur.
* Création d’un centre de ressources documentaires et mis en commun.
* Développement des matériels d’élimination.

Comment envisager les solutions à venir ?

* Comment organiser un pilotage national ?
* Quels moyens pour œuvrer, contrôler et sanctionner ?
* Comment mobiliser tous les acteurs des différents territoires ?
* Quels gouvernance, partenariats, financements ?

Conclusion :

Plus de questions que de solutions. C’est un sujet « sidérant » qui nécessite ENGAEMENT ET EXPERIENCES. Rendez-vous en 2023 pour un bilan.

Dominique OURSEAU.
Président de l’Entente des Canaux du Centre France

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